Autour de 2006, Annabelle Dupret entreprend le classement des archives de Thierry Tillier. C’est à ce moment qu’elle commence également à faire la rencontre de plusieurs éditeurs de bande dessinée de mouvance indépendante. Au même moment, elle présente une double page, une fiction, Quelques pièces pour un seul acte, accompagnée d’un choix concis d’images issues de ces archives, dans la publication Le coup de grâce (La Cinquième couche, 2006). Elle ne connaît pas encore les nombreux auteurs qui y contribuent. Un long processus d’entretiens et d’articles publiés commence (Flux News, Du9 etc.).
En 2009, l’artiste Olivier Deprez l’invite à découvrir son travail au sein de La S Grand Atelier à Vielsalm, des ateliers d’art brut et contemporain situés au cœur de l’Ardenne belge. L’art brut devient alors pour elle une pierre angulaire qui lui permet de décrypter le réel par l’écriture.
En 2018, Annabelle Dupret crée, pour le loisir et de façon autodidacte, un livret photocopié qu’elle distribue autour d’elle sans bénéfices. Cette activité de loisir composite est le fruit d’un assemblage autodidacte et bénévole qui se révèle un appui précieux pour résister à ses troubles de santé. Son échafaud est composé des rencontres d’auteurs qu’elle multiplie pendant ses congés, tel un hobby salutaire qui donne la parole à l’altérité.














